
Mercredi 5 novembre 2008
Je vous avais promis, pour conclure ce blogue, un échange avec un haut-gradé du Service de police de la ville de Montréal.
Il s'agit de M. Paul Chablo, Inspecteur-chef et Chef de division
à la Division des communications, Direction stratégique
1) Parmi les institutions publiques, le SPVM est une des rares à avoir favorisé une embauche représentative des minorités visibles. C'est quoi les bons côtés de cette représentativité?
En fait, le SPVM est l'une des premières organisations à s'être dotée d'un Programme d'accès à l'égalité en emploi avant que cela ne devienne une obligation légale en 2001. En effet, depuis 1991, le Service de police cherche à assurer une représentativité du multiculturalisme au sein de ses effectifs. Le succès de cette approche se reflète à plusieurs niveaux, notamment dans nos façons de faire, dans une meilleure communication avec les groupes sociaux, dans une prestation de service adaptée aux spécificités sociodémographiques, dans un échange constructif et une sensibilité évolutive au sein de l'organisation policière en raison de la proximité des employés issus des diverses cultures.
Est-ce qu'à Montréal-Nord cela a permis de calmer un peu le jeu?Il faut savoir que tous les policiers interviennent en fonction de ce que les individus font, et non de ce qu’ils sont. Ce sont des professionnels qui exercent un métier complexe dans des situations parfois difficiles. Ils reçoivent donc tous la même formation pour intervenir, qu'importe la situation ou qui est impliqué. La diversité culturelle au sein de nos équipes de travail est une richesse et un atout supplémentaire car la connaissance de la langue ou des coutumes d’une communauté nous permettra, dans certaines situations, de mieux orienter nos stratégies grâce à la compréhension de cette réalité. Bref, cette diversité dans nos équipes peut nous donner un accès privilégié auprès de certains individus ou groupes communautaires pour faciliter le dialogue.
2) Plusieurs disent que les nouveaux policiers ne sont pas habitués à cohabiter avec la diversité culturelle telle qu'on la retrouve à Montréal-Nord. Qu'en pensez-vous et que pourrait faire de plus le SPVM? Nous croyons qu’il faut éviter de généraliser car les policiers du territoire du SPVM travaillent de manière professionnelle dans le respect des clientèles qu’ils desservent et ils connaissent très bien la population qu’ils côtoient. D’ailleurs, ils ont reçu ou sont sur le point de recevoir une formation sur les compétences interculturelles issue d’un programme que nous avons lancé en mars dernier et qui s’échelonnera sur trois ans. Cette formation touche notamment les notions de profilage racial, illicite et criminel. Des outils de communication et des capsules d’information destinés à nos policiers sont en production pour soutenir ce programme. D’autre part, le SPVM déploie des efforts constants pour demeurer à l'écoute des citoyens que nous desservons et de l'ensemble de notre personnel. Mais les événements vécus en août dernier doivent être considérés dans une perspective plus large que l’unique question de l’intervention policière. Ils englobent entre autres des problématiques sociales et économiques. C’est donc par l’implication de toute la collectivité et le dialogue entre les parties que nous pourrons proposer des solutions viables pour les citoyens.
3) Le profilage racial. On dit que le SPVM est contre, mais, il s'en pratique encore aujourd'hui. Comment différencier les jeunes criminalisés des jeunes innocents, surtout qu'ils s'habillent de la même façon? Le SPVM ne pratique pas le profilage racial et nous avons une politique de tolérance zéro à cet égard. Nous reconnaissons qu’il peut y avoir des cas particuliers, qui sont survenus dans des situations bien précises, mais nous estimons qu’il s’agit de cas isolés. Encore une fois, nous n’intervenons pas en fonction de ce que les gens sont, mais en fonction de ce qu’ils font. Ainsi, un attroupement de jeunes en soi n’est pas problématique, c’est ce que font les jeunes en groupe qui nous indique si nous devons les observer davantage ou non. En fait, ce sont dans les comportements, les gestes, les agissements que nous pouvons décoder si ces jeunes commettent des actes criminels. Nos policiers exercent ce que nous appelons du profilage criminel, à l’aide de renseignements obtenus et sur des individus bien ciblés. À partir d’enquêtes, ils orientent leurs interventions en se basant sur des motifs justes et raisonnables et non en fonction de la couleur d’un individu.
Comment pensez-vous que le SPVM peut améliorer les choses et éviter que des jeunes qui n'ont rien à se reprocher se fassent interpeller par la police inutilement?Nous souhaitons garder de bonnes relations avec tous les jeunes de notre territoire et agir avec respect envers eux. C’est pourquoi nous intervenons en fonction des plaintes et besoins des citoyens et, comme nous le disions précédemment, en fonction des gestes et des comportements des individus. Nous évitons ainsi des interpellations inappropriées envers tout citoyen. Pour améliorer nos relations avec les jeunes, nous croyons, et cela conformément à notre modèle de police qui repose sur une approche communautaire, que la solution passe par le dialogue entre les parties se traduisant par une meilleure connaissance des uns et des autres. Cela va donc dans les deux sens.Et sur ce point, nous sommes satisfaits des liens que nous avons créés et des échanges que nous avons avec bon nombre de communautés présentes à Montréal. À titre d’exemples, nos policiers se rendent tant auprès des personnes âgées que des jeunes pour les rencontrer, les informer et échanger. Pour nous, les relations avec la communauté passent par un dialogue avec tous les citoyens et nous travaillons constamment pour trouver de nouvelles avenues nous permettant de renforcer nos liens avec la collectivité.
4) Est-ce que la police de Montréal a appris quelque chose des évènements de Montréal-Nord?Nous sommes d’avis qu’il faut attendre le dépôt des conclusions de l’enquête avant de porter un jugement sur ce qui s’est passé. Mais ces événements, qui découlent notamment de problèmes sociaux, nous font dire que ce n'est pas la police seule qui peut parvenir à les résoudre. Les efforts doivent être concertés et réalisés en partenariat avec tous les acteurs du milieu.
5) La police communautaire est-elle là pour rester?Oui, absolument. Le modèle de la Police de quartier a vu le jour en 1997 et ses forces sont indéniables. Il met l’accent sur le rapprochement avec la communauté, la concertation avec les partenaires et une résolution durable des problèmes. Et sur le plan de la résolution de problèmes, que les lecteurs en jugent d’eux-mêmes. Depuis l’ouverture des premiers postes de quartier en 1997, le nombre d’infractions au code criminel a diminué de 24 %. En 2007, le nombre de crimes à Montréal était à son plus bas niveau depuis plus de 30 ans. Et la tendance se poursuit en 2008 avec une baisse de 6 % pour les sept premiers mois de l’année, incluant une baisse de 50 % des homicides par rapport à 2007. Le bilan routier s’améliore alors que le nombre de collisions entraînant des décès a diminué de 29,6 % soit, de 54 en 2006 à 38 en 2007. Et les lecteurs jugeront aussi de ceci.
Le modèle de police est prisé à travers le monde. On vient d’Europe et d’ailleurs voir le résultat de notre approche avec nos policiers et les citoyens, nos façons de travailler et nos pratiques pour s’en inspirer et les appliquer.
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Je remercie le SPVM pour sa collaboration à ce blogue. Je vous invite à réagir avant la fin du blogue, lundi le 10 novembre 2008.
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Bonjour M. Boisrond, Il y a environ une semaine, j'ai assité à la projection de votre film au Conseil Communautaire de l'arrondissement Côte-des-Neiges. Cette projection suivait une journée complète de discussion et de réflexion sur le thème de l'intégration. Le documentaire a précisé une réalité à laquelle on pouvait malheureusement s'attendre. Votre approche a le mérite de ne toutefois pas simplifier le phénomène. Plusieurs causes y sont addressées et on ne tombe pas dans le sensationalisme. Il s'agit plutôt d'une explication qui me semble rationnelle et relativement objective (si l'objectivité existe!). On voit que le racisme peut être parfois surnois et que même ceux qui se considèrent ouverts d'esprit ne sont pas à l'abris d'erreurs discriminatoires.
Chloé Maltais-Boisvert
Lundi 27 octobre 2008
J’ai demandé à quelques jeunes d’origine haïtienne qui ont vu le film, ce qu’ils en pensaient. Voici ce qui a retenu leur attention :
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On dit beaucoup que nous les filles on n’est pas concerné par les gangs de rue, moi je dis que c’est pas vrai. C’est nous qui serons prises à fréquenter ces gars-là.
Les Noirs sont généralisés. Quand ils sont en groupe, au coin de la rue, les gens pensent que c’est des gangs de rue et les jeunes finissent par se prendre pour des gangs de rue et se comportent comme tel.
Rachel, 16 ans
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Pourquoi les policiers arrêtent-ils plus souvent les Noirs que les Blancs? Moi, en voiture, la police m’arrête souvent comparativement à mon ami blanc. Et pourtant il a mon âge, on a le même style vestimentaire et le même genre de voiture! J’habite à Laval, on m’a arrêté au moins un dizaine de fois depuis les deux ans que j’ai ma voiture.
C’est toujours pour une vérification de routine. À la fin, ils me disent toujours la même chose tout est beau! Ce qui me frustre le plus, ce que souvent, cela me met en retard au travail.
Philippe, 19 ans
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Votre film est percutant, un brin sensationnaliste, puisque vous montrez les jeunes Noirs comme certains aiment les voir; en prison, en yo, etc. Je déplore que l’on ne parle pas assez de ce qui va bien dans notre communauté. On n’y voit pas assez de modèles de jeunes positifs. Mes parents ont acheté dernièrement un livre sur la contribution de plusieurs générations d’Haïtiens à la communauté québécoise. Dans ce livre, Ces québécois venus d’Haïti, on a appris l’ampleur de la contribution d’Haïti à l’émergence de la société québécoise moderne. Ces professionnels de la santé et de l’éducation, ces ingénieurs et les autres qui sont arrivés ici diplômés alors que le Québec avait besoin d’eux pour faire la Révolution tranquille. On peut dire que le Québec à profiter de l’exode des cerveaux d’Haïti. Moi j'étudie présentement à l'Université et je reste optimiste face à mon avenir. J,espère juste que la société québécoise va nous renvoyer l'ascenseur.
Kerby
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Moi j’ai quelqu’un de ma famille qui fait du temps à Bordeaux. Depuis toujours il a préféré la facilité à la persévérance, la rue à l’école. Est-ce la faute de la société? Je ne crois pas.Contrairement aux jeunes évoqués dans votre film, il vient d’une famille classe moyenne supérieure, avec des parents qui lui ont tout donné (écoles privées, voiture, voyages,etc.) Il a quand même choisi de vendre de la drogue à l’école, (ce qui l’a fait mettre dehors) il a plutôt fréquenté des gens pas fréquentables ce qui l’a ameneé à commettre un crime. Il a gâché sa vie et celle de ses parents qui avaient misé beaucoup sur lui.Je les comprends de ne pas vouloir aller le voir à Bordeaux.
Alexandre
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Autres réactions
Ce documentaire m'a fait voir une réalité qui m'échappait jusqu'à maintenant. Québécoise d'origine québécoise vivant en banlieue, mais toujours à l'affût des problèmes sociaux de par mon travail, j'ai été particulièrement touchée par ce documentaire. J’ai trois adolescentes à la maison qui ont aussi des amoureux et des amis. Ces derniers sont tous vêtus à la mode de telle sorte que s’ils avaient la peau noire ils risqueraient d’avoir des problèmes. Ce phénomène d’étiquetage m’a particulièrement dérangée face aux jeunes de Montréal-Nord. Mettons-nous sur le cas des jeunes que je connais et voyons si eux aussi ne deviendraient pas rebelles et en colère, sans pour autant avoir commis quelques gestes reprochables que ce soit. Ce qui m'a aussi fait réagir c'est comment depuis les trente dernières années la perception des Québécois d'accueil a changé. Comment se fait-il qu'il y a trente ans un enfant d'origine haïtien fût recherché par ses pairs alors que maintenant il est devenu un sujet d'étude sociale et criminogène? Est-ce qu’un individu tout comme un peuple ne se façonne pas à partir du regard des autres où il recherche un sentiment d’appartenance et une reconnaissance? Comment ce regard pourrait-il changer dans notre société sois disant ouverte et développée? Je vous félicite pour ce documentaire qui devrait être rediffusé. Il est nécessaire afin que chacun puisse réfléchir à ces réalités, qu’il nous est possible de changer. Changement que vous amorcez en nous sensibilisant. Bravo!
Liane Michaud
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Je suis arrivé d'Haîti en 1981. J'ai dû affronter les durs moments au Cégep Vieux-Montréal. Mes co-équipiers ne voulaient pas de moi, car j'étais trop lent. J'ai été obliger de changer d'orientation trois fois pour enfin me faire insulter par un prof québécois en maths ( calcul intégral) qui ne voulait pas reprendre pour moi à partir d'une ligne où il était question de LIMITE d'une COTANGENTE. Le prof insinuait que c'était un programme de secondaire V et qu'il n'avait pas le temps à perdre. A la session d'après, avec un prof égyptien tout a bien fonctionné. Pourquoi? Par ailleurs, un juge m'a déjà condamné à payer une amende pour une infraction au code de la route, malgré qu'il ait avoué mon explication plausible en affirmant ceci (la loi ne me permet pas de statuer sur votre explication mathématique, donc je dois prendre en considération la verssion du policier). Ironie du sort, ce même juge pour ce même policier, une semaine plus tôt m'avait condamné à payer l'amende qui m'a été imposée parce qu'une lumière arrière de ma voiture n'était pas fonction. Malgré que j'avais fourni au policier le constat amiable prouvant que je venais d'être embouti par une camionette à Dorval et que j'étais en route pour chez moi, Il a rejeté la preuve pour me coller une contravention au lieu d'un avis de 48 heures pour aller réparer la lumière.(...). Malgré tous ces afronts, pour ne citer que ceux-là, je n'ai pas abandonné la foi de vaincre mon inquiétude de réussir sur cette terre d'accueil. Je me suis accroché à cette idée. Alors, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai été voir un conseiller au Centre d'emploi du Canada pour lui exposer ma situation. C'était une femme. Elle m'avait encouragé de m'inscrire pour un DEP en soudure, métier très sollicité à l'époque. Tandis que j''avais une équivalence de collégial 2. J'ai accepté son offre et pendant un an, j'ai dû me contenter d'une maigre somme de moins de $130.00 par semaine avec une famille à nourir afin de trouver une solution à mes épreuves d'adaption. J'aurais pu devenir délinquant ou autre si je le voulais, mais j'avais choisi de me battre courageusement pour m'en sortir. Ce n'était pas chose facile, mais je suis parvenu, enfin, au faîte de mes attentes, car j'avais fait de ma conviction un sacrifice à ma dignité d'homme accueilli, une raison d'honneur. J'ai une famille de quatre enfants, ils réussissent très bien là où j'ai échoué. Je tavaille maintenat comme fonctionnaire et mes études universitaires ont été payées par mon employeur. Où sont passées mes inquiétudes? Que sont devenus mes persécuteurs, Je les ai laissés très loin derrière moi. Je n'ai nullement l'intention de les sortir de l'oubli.
Jude
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J'aimerais commencer par féliciter tous les acteurs de ce documentaire (M. Douyon, M. Bernard) ainsi que vous pour ce merveilleux travail.Ce documentaire a mis le doigt sur le ''gros bobo'' de la comunauté haïtienne de Montréal (gangs de rue,taux chômage). Effectivement, nous avons un problème de criminalité dans la communauté dont vous avez touché à plusieurs aspects. Le pourquoi des gangs de rue. Ce que les québecois ne veulent pas comprendre comme ils peuvent comprendre d'autres phénomènes (motards,mafia). J'aimerais rappeller aux Québécois de souche que le phenomène ne date pas d'hier, cela fait 25 ans que de jeunes Haïtiens se brutalisent dans les rues de Montréal. ( Millieu des années 80 les gars de Bélanger,Master B et d'autre groupes) Savons-nous pourquoi à priori, les jeunes Haïtiens se sont mis ensemble pour former des gangs? La réponse à cette question est simple, parce qu'ils voulaient à l'époque, se défendre des ''de souches'' qui les martirysaient à cause de leur couleur de peau ou parce qu'ils étaient différents. Nous Haïtiens, avons aussi une partie du problème qui est l'éducation de nos enfants par rapport à leur histoire car certains ne savent pas qui ils sont(Québecois ou Haitiens?). Nous sommes un peuple riche en histoire (1ère République noire du monde à être indépendante 1804). Il est clair que la société québécoise nous connaît très mal même après toutes ces années d'immigration. Le problème de la criminalite d'après moi ne fera que s'accentuer dans les années futures car le racisme systémique, le profilage racial, le manque d'accès à un emploi digne et bien rémunéré, les préjugés sont monnaie courante dans la société ''hypocrite'' québécoise. En terminant,c'est vrai qu'il nous donnaient des bonbons au début des années 70 en nous disant :''mon beau petit Noir'' mais c'est fini ce temps là, ils doivent savoir que nous voulons notre place et que nos parents ont souffert comme immigrants avec de petits boulots(chauffeurs de taxi,ouvriers manufacturiers,travail de domestique).Les Québécois pensent-ils vraiement que nous allons restés passifs comme nos parents qui avaient peur du système!!
Youri Jean Baptiste
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Continuez à envoyer vos commentaires. Ils nourissent la reflexion et nous permettent d'apprendre encore plus sur certains aspects de la réalité noire au Québec.
La semaine prochaine, nous aborderons la délicate question des rapports des jeunes avec la police.

La couleur du temps
Diffusé à Docu-D le dimanche
12 octobre à 21h
Suite aux émeutes qui sont survenues à Montréal-Nord en août dernier, nous devons nous questionner sur la place qu’occupent les jeunes d’origine haïtienne dans notre société. C’est ce que propose le documentaire d’auteur La couleur du temps. Pour une rare fois, des Québécois d’origine haïtienne livrent une critique de leur communauté.
À cette occasion, l’auteur Ronald Boisrond écrira des chroniques sur le site de Canal D.
Vous pouvez lui envoyer vos commentaires.
