Amateur de chasse ? Évitez de pratiquer votre sport favori avec les gendarmes de Charleville-Mézières, en France. Ils ont eu besoin de 70 balles pour abattre une vache en cavale.

La vache et son veau s’étaient évadés d’un camion qui conduisait les animaux à l’abattoir. En bordure du village des Ardennes, les deux bêtes ont pris la poudre d’escampette pour des raisons encore indéterminées. Sixième sens ?

Le conducteur a immédiatement averti les autorités. Les équipes d’urgence, dépêchées sur les lieux ont rapidement maîtrisé le veau récalcitrant.

Mais la vache, elle, n’a pas voulu coopérer. En panique, elle s’est enfuie en empruntant, à contre sens, une voie de circulation pour se diriger vers la commune.

La vache en cavale a causé bien des problèmes aux autorités. En plus de semer l’émoi dans la commune, elle a blessé légèrement une jeune fille, défoncé le capot d’une voiture de police et foncé sur un promeneur qui déambulait près de la Meuse. Heureusement, ce dernier a pu éviter la charge de l’animal en panique.

Dans sa course folle, la vache a traversé la Meuse à la nage pour se retrouver sur l’autre rive, où des gendarmes avaient pris position.

La « corrida » a pris fin lorsque les gendarmes ont ouvert le feu sur l’animal menaçant. Des témoins ont affirmé avoir eu l’impression de se retrouver à proximité d’un stand de tir, dans une fête foraine. Au total, 70 coups de feu ont été tirés avant que la vache s’effondre sur le sol, mortellement atteinte.

Deux associations de protection des animaux ont porté plainte au nom de la victime de cette fusillade. Elles estiment que les gendarmes auraient pu faire appel à un vétérinaire qui, à l’aide d’une seule fléchette, aurait anesthésié l’animal. Leurs porte-paroles réclament donc une enquête « pour déterminer les circonstances de cet acte cruel ».

Les autorités policières affirment que « les balles des policiers sont d’un type impactant et non perforant ce qui explique le nombre impressionnant de coups qui ont dû être tirés pour neutraliser l’animal qui était hors de contrôle et menaçant » pour expliquer la conduite des gendarmes.

Une chose est sûre : la peau de l’animal, transpercée à 70 reprises, ne pourra servir de décoration.

 

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