Vous vous souvenez sans doute de l'explosion de la plateforme de forage Deepwater Horizon, le 20 avril 2010 dans le golfe du Mexique? Oiseaux souillés, pêcheurs à quai en raison de la pollution, les impacts avaient été dévastateurs. Mais il semble que cette catastrophe environnementale soit plus grave que le craignaient les experts.

Une récente étude, dont les résultats ont été publiés en octobre, fait état de la présence d'hydrocarbures sur le fond du golfe. Et cette présence est loin d'être discrète. Les experts évaluent à 2 millions de barils de pétrole, rien de moins, submergés au fond de l'océan. Cette masse, relativement compacte, couvrirait pas moins de 3200 kilomètres carrés, soit plus de 6,6 fois la superficie de l'île de Montréal.

Pour en arriver à cette conclusion, les experts ont prélevé plus de 3000 échantillons sur 534 sites distincts, à des profondeurs variant entre 1 et 1,3 kilomètre sous la surface, et ce, autour du puits Macondo, exploité par la British Petroleum (BP). Ce dernier est situé à quelque 80 kilomètres des côtes américaines.

Selon la National Wilddlife Federation, ces hydrocarbures affecteraient particulièrement les dauphins, les thons et les tortues de mer.

Cette information vaut également son pesant d'or pour les autorités américaines. En janvier, un tribunal doit déterminer quelle quantité de pétrole s'est échappée de la plateforme lors de l'explosion. Les experts américains évaluent la marée noire à 4,9 millions de barils tandis que BP affirme que 3,1 millions de barils ont été déversés dans les eaux du golfe. Et c'est justement la quantité de barils qui déterminera l'amende que devra verser la pétrolière.

Lors de la catastrophe environnementale, 1,3 million de barils ont été dispersés naturellement ou chimiquement, tandis que BP en a récupéré 800 000. Le reste a provoqué la marée noire la plus importante de l'histoire des États-Unis.

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