Il faudrait un revirement complet pour que les prévisions des climatologues ne se réalisent pas. 2014 sera, sans contredit, l’année la plus chaude depuis 1880, date à laquelle les météorologistes ont entrepris de tenir un registre climatique.

La température moyenne, à l’échelle du globe, fut de 14,57 degrés Celsius selon les données compilées par l’organisation météorologique mondiale (OMM). En fait, c’est 0,57 degré de plus que la moyenne des températures recensées entre 1961 et 1990.

« Des températures élevées à la surface des océans, combinées à d'autres facteurs, ont contribué à des pluies et des inondations exceptionnelles dans plusieurs pays et à des sécheresses extrêmes dans d'autres », explique l'agence onusienne qui participait, récemment, à la Conférence de Lima (Pérou) sur le climat. Au surplus, cette hausse de la température s’est produite en l’absence du phénomène El Nino, un réchauffement cyclique des eaux tropicales du Pacifique.

El Nino

À n’en pas douter, la Terre se réchauffe. D’ailleurs, la hausse moyenne du mercure a eu des conséquences directes sur le climat dans certaines régions du globe. L’Europe, en effet, a connu d’importantes inondations au cours des derniers mois.

En mai, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et la Croatie ont subi une crue des eaux sans précédent, forçant l’évacuation de 2 millions de personnes. Cet automne, la France était également aux prises avec une crue importante.

Pis encore, certaines régions de la Turquie ont enregistré des précipitations de 500 % supérieures à la moyenne annuelle.

En contrepartie, la saison des ouragans dans l’Atlantique a été moins active et le Québec a dû composer avec des températures plus froides que les années précédentes, hiver comme été.

Pour l’OMM, « les émissions de gaz à effet de serre record, et les concentrations atmosphériques qui vont avec, engagent la planète vers un futur plus incertain et inhospitalier ». Il serait peut-être temps de faire quelque chose!

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