À cause des changements climatiques, l’homme pourrait souffrir de plus en plus de “solastalgia”, selon Glenn Albrecht, instigateur du concept, philosophe de l’environnement et professeur au Département d’études environnementales de l’Université de Murdoch, en Australie.

“Solastalgia” mettrait un mot sur l’impact psychologique entraîné par la dégradation de l’environnement ou d’un habitat, et décrirait plus particulièrement la détresse émotionnelle ressentie lorsque nous perdons ou assistons à la détérioration de terres familières ou bien-aimées.

Pour illustrer l’idée, Albrecht donne l’exemple d’une population affectée par l’exploitation de mines de charbon à ciel ouvert à New South Wales et comment les transformations du paysage et la vue de la pollution ont affecté leur moral, entraînant un certain “mal du pays”.

Ces symptômes seraient également semblables à ceux observés chez les victimes d’une catastrophe naturelle comme Katrina: augmentation du nombre de dépressions, de la violence familiale, anxiété, abus d’alcool, etc. Les chercheurs expliquent qu’un bouleversement environnemental ou climatique, causerait en effet un stress intense sur un individu et une collectivité. 

Selon Albrecht, les Occidentaux seraient pour l’instant moins affectés. Toutefois, le trop-plein d’information et de désinformation sur les changements climatiques engendrerait une “sorte d’écoparalysie” ou “d'écoconfusion”; un sentiment d’impuissance et d’incertitude face à cette menace... Qu'il s'agisse d'éco-anxiété ou de la "solastalgia", ces concepts rappellent que l’environnement joue un rôle capital dans l’équilibre mental humain.

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