Dans les pays tropicaux, certains moustiques de la population dite Aedes aegypti transmettent la dengue, anciennement appelée la fièvre rouge, à l’humain, par le biais d’une simple piqûre. Mais, au Brésil, une armée de moustiques se prépare à combattre ce fléau transmis par leurs congénères.

Mais qu’est-ce que la dengue? Il s’agit d’une infection virale qui entraîne généralement une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires parfois insoutenables, des nausées, des vomissements et une faiblesse généralisée : assez pour se traîner chez le médecin le plus proche. Elle dure généralement une semaine, mais sa forme hémorragique provoque parfois la mort. Guère réjouissant, n’est-ce pas!

Mais il y a de l’espoir. En juillet 2014, le Brésil inaugurait son tout premier élevage de moustiques génétiquement modifiés. Cette « usine à moustique » aura une capacité de production de 10 millions d’insectes piqueurs par mois… Ouch!

Ces insectes ont une caractéristique particulière. Lâchés dans la nature, ces moustiques génétiquement modifiés attireront les femelles pour se reproduire. Danger, direz-vous? Au contraire, les modifications apportées à leur ADN feront en sorte que leur progéniture n’atteindra pas l’âge adulte. Et ce sont justement les adultes qui sont porteurs de la dengue. Ce faisant, on pourra combattre d’éventuelles épidémies.

Mais cette technique, développée en Angleterre, n’est pas gratuite. Il en coûtera entre 2 et 5 millions de reals (970 000 $ à 2,4 millions de dollars canadiens) pour « traiter » l’environnement d’une ville de 50 000 habitants, puis quelque 485 000 $ pour assurer un suivi annuel.

Photo Courtoisie

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