Il pouvait à peine parler et marcher. Pourtant, en 2014, un bébé d'un an a été accusé d'intimidation et de contrainte en vertu du Code criminel, en Inde.

L'affaire se passe dans l'État d'Uttar Pradesh. Quelques semaines avant le dépôt des accusations, les autorités politiques ont déclenché une élection partielle dans cette partie du nord-est du pays, connue comme étant la plus peuplée du pays.

Dans cet État, les agents ont l'habitude de dresser des listes de trouble-fête potentiels en période électorale. C'est donc sur la foi de rumeurs provenant d'autres électeurs, que les policiers se sont présentés chez un Indien, Yasin, pour lui remettre un acte d'accusation. Il aurait, selon des témoins, troublé la paix à l'approche des élections. Et, toujours selon les témoins, il était accompagné de son fils, Nazim. Les policiers ont donc porté des accusations contre l'enfant qui, imagine-t-on, aurait eu peine à témoigner pour sa défense devant un tribunal.

Pourtant, en Inde, il est interdit de porter des accusations de nature criminelle envers des enfants âgés de moins de sept ans. Après enquête, les deux policiers qui, rappelons-le, avaient agi sur la foi de rumeurs, ont été suspendus et les accusations retirées.

Ce n'est pas la première fois que des enfants sont accusés en vertu du Code criminel indien. En 2011, un garçon de 5 ans a été accusé d'avoir troublé la paix, également en campagne électorale. Et, en 2006, une fillette de six ans a été traduite en justice, accusée de complicité dans l'évasion de son père, emprisonné. Les deux enfants ont été blanchis.

Au Pakistan, au printemps, un garçon de 9 mois avait été accusé de tentative de meurtre.

Photo Courtoisie

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