Depuis plusieurs mois, la corruption fait la manchette un peu partout dans le monde. Au Québec, la commission Charbonneau tente de faire la lumière sur certaines pratiques douteuses. Au Paraguay, un tailleur a trouvé un moyen original pour réduire cette pratique illégale.

La réputation de l’entreprise de Roberto Espinosa n’est plus à faire. Fondée voilà 70 ans, la maison de couture s’est taillée une place enviable dans ce pays d’Amérique du Sud. Mais, dans cette contrée, la corruption existe également. Et c’est justement une affaire du genre, impliquant le député José Maria Ibañez, qui a inspiré le tailleur pour sa collection printemps-été.

Pour sa collection masculine, le tailleur a créé le costume Ibañez : un vêtement de coupe élégante, mais sans la moindre ouverture pour y dissimuler quelque chose. En effet, la veste et le pantalon sont totalement dépourvus de poches… Impossible d’y glisser des guaraníes (la monnaie du pays) ou des enveloppes brunes. 

« Des gens invités à des réceptions en présence de fonctionnaires envisagent de porter ce modèle pour affirmer qu’ils sont incorruptibles », affirme le designer qui, a adopté un slogan pour sa collection : « Mettons l’honnêteté à la mode ».

Et ça fonctionne. Plusieurs complets ont déjà trouvé preneurs et les commandes affluent. Le tailleur envisage même de créer une collection destinée aux femmes, la Lady Ibañez, en « l’honneur » de la femme du député qui aurait été complice de la fraude. En effet, le député a avoué avoir payé ses employés de maison avec l’argent du parlement.

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