Connaissez-vous les cataphiles ou ces gens qui se glissent la nuit, ni vu ni connu, dans les catacombes et carrières sous Paris? Possédant une certaine connaissance de ces galeries et de leurs rares entrées, ils se donnent rendez-vous dans ces 280 kilomètres de galeries souterraines, et partent à l'aventure dans ces couloirs humides aux plafonds bas, plongées dans l’obscurité. 

 

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Photo: Edouard Berge - www.urban-exploration.com

 

Creusées au Moyen Âge pour construire Paris, les carrières ont été recouvertes d'habitations par la suite. Fermées au public, sauf pour une mince portion accessible via le musée, au fil de leurs randonnées, les explorateurs vont entre autre y admirer les carrières qui servaient de refuge aux résistants, les restes d’un bunker allemand et d'autres vestiges du temps.

 

Cataphiles Paris

 

Depuis les années 1980, de nombreuses incursions et fêtes y ont également eu lieu. Ces groupes d'aventuriers hétéroclytes n’y vont pas tous pour les mêmes raisons. Les uns y vont pour taguer les murs, d'autres pour s’y ressourcer ou simplement admirer les lieux.

Il existe aussi des conflits entre les différents groupes concernant le fait de parler de ces lieux ou non, certains prônent le secret, alors que d'autres préfèrent en révéler l’existence afin de sensibiliser la population à ce patrimoine.

Les explorateurs urbains prennent en tout cas certains risques. Outre celui d’y entrer par les bouches d’égoûts et de chuter, certains finissent par se perdre dans ce sombre labyrinthe et d’autres par se faire arrêter par la police. Patrouillant dans les carrières, une brigade spéciale veille en effet sur les souterrains de Paris, et à garder les cataphiles en surface.

 

cataphiles paris

 

L’offense consiste généralement d’une amende de 60 €, mais peut s’élever jusqu’à 3 750 € dans certaines circonstances et même à 6 mois d'emprisonnement. Évitant la police, les journalistes et les visiteurs "mal intentionnés", les cataphiles continuent malgré tout de s'engrouffrer dans ses couloirs obscurs jusqu’au petit matin, où ils se séparent pour retrouver leurs occupations diurnes. 

 

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