Confrontés aux attaques venant de bûcherons clandestins et de trafiquants de drogues, des indigènes péruviens sont sortis de la forêt amazonienne pour « s'ouvrir au monde extérieur ». 

La première rencontre a eu lieu le 26 juin. Des représentants de la tribu ont été vus traversant la rivière Envira, à proximité du village de Simpattia, occupé par des autochtones de la tribu ashaninka. 

« Ils sifflaient et faisaient des bruits d'animaux », a raconté un témoin. Mais, en observant la présence d'autres humains, ils ont rebroussé chemin.

Les jours suivants, quelques indigènes sont venus en éclaireurs, histoire d'observer les habitants du village.

La première rencontre « officielle » a eu lieu le 29 juin. Tournée par un vidéaste amateur, elle montre, entre autres, un représentant des Ashaninkas offrant deux régimes de bananes à leurs visiteurs. Puis, ils tentent d'établir un dialogue.

De toute évidence, les membres de cette nouvelle tribu ont déjà eu des contacts, directs ou indirects, avec la civilisation. On les voit portant des machettes à la taille.

L'anthropologue Terri Aquino de la Funai estime que les indigènes se sont rapprochés de la tribu pour obtenir des haches, des couteaux et des casseroles. « Ce peuple est en quête de technologie. C'est important pour leur vie parce qu'il y a une guerre interne entre eux et en raison du contact avec des groupes non indigènes», a-t-il précisé.

Trois semaines plus tard, des représentants de la tribu sont retournés dans le village brésilien, grippés. Ils ont accepté une aide médicale et les autorités ont soigné sept individus sur les 50 qui vivent dans la forêt.

La forêt amazonienne compterait quelque 75 tribus isolées dont le nombre varie de cinq à une centaine d'individus.

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