La scène pourrait facilement se glisser dans un film de science-fiction. Mais on est dans la vraie vie… Une équipe médicale d’un établissement de Pittsburgh se prépare à révolutionner la médecine, en « tuant » leurs patients.

On ne parle pas ici de meurtre par compassion. Non! L’équipe songe plutôt à amener le patient dans un état de mort clinique, ou presque, afin de soigner les blessures graves.

La méthode est à la fois simple et compliquée. Par exemple, imaginez un patient victime d’une grave hémorragie après avoir été blessé par une arme blanche ou atteint d’un coup de feu. Gravement blessé, il est conduit à l’urgence où les médecins refroidissent rapidement le corps à une température de 10 degrés Celsius en injectant, dans ses veines, une solution saline froide.

    « Nous suspendons la vie, affirme le médecin responsable de l’étude, le Dr Samuel Tisherman. À cette température, les organes et les cellules arrêtent de fonctionner. Nous aurions ainsi plus de temps pour réparer les blessures graves ».

Les médecins appellent cette technique la « préservation d’urgence ». À cette température, le patient est donc cliniquement mort. Il ne présente aucun signe de vie, aucune impulsion, aucune activité cérébrale. Il pourrait demeurer dans cet état durant des heures, puis être ramené à la vie en pompant du sang dans son corps. Ainsi, le cerveau, les cellules et les organes recommenceraient à fonctionner normalement.

Cette méthode, peu orthodoxe, a donné des résultats lors de tests effectués sur des porcs. Il ne reste maintenant qu’à tenter l’expérience sur des humains. À Pittsburgh, l’équipe médicale est prête. Il ne manque que le premier candidat… Cette étape franchie, ils prévoient utiliser cette technique sur une dizaine de patients afin de comparer les résultats. Puis ils pousseront la recherche plus avant.

Mais qui voudra servir de cobaye?

Ironiquement, cette méthode est vieille comme le monde. Vous connaissez le lard salé, les produits conservés dans la saumure? Cette méthode de conservation a largement fait ses preuves. Mais on ne l’a jamais testée sur des humains.

Vous aimerez aussi

Commentaires