Canal D a usé de grands moyens pour promouvoir l'émission phare de cet automne,  Fugitifs : un "stunt" impressionnant a été déployé dans le centre-ville et quelques autres quartiers, où de gentils figurants ont cavalé dans les rues et surpris de nombreux passants!

 

 

La série documentaire écrite par le spécialiste Yves Thériault, relate huit cas d'évasions spectaculaires des prisons du Québec. Dans chaque épisode, l'histoire de cavale d'un ou plusieurs criminels est reconstituée et décryptée par des enquêteurs, des journalistes d'investigation et des gardiens de prison. Usant d'ingéniosité, de ruse et de sang-froid, ces prisonniers ont déferlé les chroniques par le caractère imprévisible et exceptionnel de leur fuite. Et surtout à cause de leur dangerosité.

 

Pourquoi sommes-nous fascinés par les fugitifs?

Il semblerait, à en croire la popularité des films et séries télévisées comme La Grande Évasion (1963), À l'ombre de Shawshank (1994), ou encore Le prisonnier (1967), que le public ait développé une certaine admiration pour les bandits qui réussissent à prendre le large. Est-ce parce que les évasions ont quelque chose de romanesque, d'épique et même d'héroïque? Il n'est plus question de scier des barreaux avec une lame improvisée et de s'échapper de sa cellule à l'aide de draps noués. Les cavaleurs des temps modernes exploitent les failles des systèmes et trompent intelligemment la surveillance des gardiens, narguent les autorités et nous tiennent en haleine tout le long de la chasse à l'homme lancée à leurs trousses. Les moyens utilisés sont aussi à l'origine de cette "admiration" : plans d'évasion savamment organisés, interventions de complices de l'extérieur, sorties explosives, fuites en hélicoptère, etc.

Même si les histoires fictives de fugitifs sont un tantinet plus romancées au cinéma et à la télévision, les évasions réelles suscitent autant d'intérêt, voire même plus, et excitent notre curiosité.

 

Retrouvez Fugitifs, les vendredis à 21h00.

Commentaires