Le zèbre, un cheval en pyjama pour plusieurs enfants, se distingue par ses rayures noires sur un fond blanc.  Mais ces bandes noires ne sont pas là par hasard. Elles sont même très utiles, selon une étude publiée récemment aux États-Unis.

Durant des décennies, les scientifiques et les auteurs ont été persuadés que les rayures de sa robe, qui donnent à l’animal cette allure caractéristique, servaient de camouflage pour se protéger contre les prédateurs. D’autres ont cru que cette série de barres noires et blanches créait un effet stroboscopique qui confondait ses poursuivants, brouillant ainsi la perception des distances.

Certains croyaient même que les rayures servaient de régulation thermique. On sait que le blanc attire moins les rayons du soleil, ce qui contribuerait à régler la température interne de l’animal.

Or il n’en est rien.

Dans les faits, ces rayures blanches et noires servent à éloigner les mouches parasites, comme les taons et la mouche tsé-tsé, porteuse de la « maladie du sommeil ». D’ailleurs, tsé-tsé, en langue tswana, signifie « mouche qui tue le bétail ».

Surpris?

Les résultats de l’étude sont éloquents. Les chercheurs ont comparé l’activité des taons et des mouches tsé-tsé sur des animaux ayant des robes de couleurs unies et sur les zèbres. Résultats, les rayures noires et blanches semblent moins intéressantes pour ces parasites ailés. Ils n’ont trouvé que très peu de sang de zèbre dans le tube digestif des insectes piqueurs. A contrario, les chevaux qui vivent en Afrique sont sévèrement piqués et de nombreux individus sont affectés par les maladies transmises par ces insectes.

Le phénomène a aussi été observé chez les girafes et les antilopes.

Les chercheurs avancent donc une théorie intéressante : les insectes piqueurs seraient à l’origine de l’apparition des rayures. Ces équidés auraient donc développé, au fil des générations, une robe moins attirante pour les mouches et les taons. Toutefois, une question demeure : pourquoi les zèbres ont-ils évolué de cette façon alors que leurs cousins n’ont pas suivi le mouvement ?

En est-il de même pour les anciens costumes des prisonniers? L’étude ne répond pas à cette question. Pour ma part, je me dirige immédiatement vers la boutique de vêtements la plus près. Déguisé en zèbre, peut-être que les abeilles ne seront pas intéressées à me piquer… Qui sait!

 

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