Janvier 2006, en France. Ilan Halimi est enlevé, séquestré, sauvagement torturé pendant 24 jours, puis finalement abandonné, agonisant, le long des voies ferrées d’une banlieue parisienne. Ses ravisseurs et tortionnaires, un groupe d’une vingtaine de personnes, surnommé le « gang des barbares »,  réclamaient une rançon de 500 000 euros à sa famille, présumant qu’elle était « pleine aux as » à cause de sa confession religieuse. La famille d’Ilan Halimi est juive.

Le film Les Juifs et l’argent, réalisé en 2012 par Lewis Cohen, retrace les événements  de cet odieux meurtre qui avait secoué et choqué la France entière, et défrayé les chroniques par son caractère antisémite et par l’absurdité du mobile du crime : l’appât du gain basé sur un vieux préjugé, « un Juif, c’est riche ».

Pour tenter de comprendre cet amalgame entre judaïté et argent, le réalisateur explore les origines et l’histoire de ce stéréotype qui semble ancré dans le conscient collectif. Les témoignages de la famille d’Ilan Halimi -sa mère Ruth, notamment -  ainsi que des avocats des deux parties et des nombreux autres intervenants apportent également un regard et une réflexion plus personnels sur les conséquences de ce crime haineux et sur le sujet sensible de l’antisémitisme en France.

Un documentaire choc et puissant à ne pas manquer.

 

Docu-D | Les Juifs et l’argent
Dimanche 17 novembre, 19h00

 

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