Située au large de l’Inde, en plein cœur de l’archipel Andaman, l’île North Sentinel est une des régions autonomes de l’Inde. Et autonome est un mot faible pour décrire ce qui s’y passe.
 
En fait, ce coin de terre de 72 kilomètres carrés demeure l’un des plus protégés du monde. Il ne cache ni secret militaire, ni procédé industriel unique. Sa force réside en sa végétation luxuriante et ses habitants.
 
Située dans le golfe du Bengale, l’île est habitée par une tribu originaire d’Afrique. Cette dernière s’y serait établie voilà 60 000 ans. Depuis ses habitants protègent ce coin de terre de toute présence étrangère.
 
Totalement coupés du monde, ses quelque 200 habitants, qui parlent leur propre dialecte, n’hésitent pas à prendre pour cible, voire à tuer, tout être humain qui ose s’en approcher à moins d’un jet de flèche. 
 
Et les exemples sont légion. En 2006, deux pêcheurs qui ont tenté de s’en approcher ont été retrouvés morts, criblés de flèches. En 1974, un réalisateur, attiré par la beauté de l’île, a voulu s’en approcher pour faire du repérage. Il a changé d’idée après avoir reçu une flèche dans la cuisse.
 
Il y a plus. L’ile a, elle aussi, été ravagée par le tsunami dans l’océan Indien, le 26 décembre 2004. Des secours héliportés se sont approchés pour venir en aide aux habitants. Ils ont dû rebrousser chemin après avoir été la cible de plusieurs archers aguerris.
 
Le gouvernement indien a décidé de ne pas sévir et de laisser le peuple vivre en paix, dans l’isolement total. 
 
La tribu des Sentinelles, un peuple chasseur-cueilleur, demeure coupée du reste du monde. Pas de pollution, à part celle qui vient de la mer, pas d’automobiles, pas d’électricité, que la nature, sa générosité, ses bienfaits et ses soubresauts. Bref, un peuple qui choisit de vivre de façon ancestrale et de défendre son royaume contre la modernité. 
 
Ça vous fait penser à un peuple gaulois, rendu célèbre par les bandes dessinées, qui se défend contre un envahisseur?
 
 
 

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