Début 2013, le conservateur du musée de Manchester s’est retrouvé avec un sérieux problème : une statuette égyptienne, haute de 25 cm, s’est mise à tourner le dos aux visiteurs… toute seule. On avait beau la replacer, la figurine mortuaire s’obstinait à effectuer un virage de 180 degrés.

Or, une seule personne possédait la clef de la vitrine où était exposée la statuette. Tout a été fait pour tenter de résoudre le mystère de cette statue un peu… gênée! Un égyptologue a même installé une caméra pour expliquer le phénomène… ou identifier la personne responsable de ces déplacements.

Les images en ont surpris plus d’un. Aucun employé ne touchait à la figurine représentant Neb-Senu, un notable de l’Égypte antique. Mais la statue se déplaçait bien toute seule.

Certes, le déplacement était imperceptible. Mais la vidéo, en accéléré, illustre bien que la pièce antique, un hommage au dieu Osiris, tourne sur elle-même.

Il ne restait qu’à avancer des hypothèses. Les uns croyaient que la statuette était hantée par l’âme de Neb-Seru; les autres affirmaient qu’une autre personne possédait la clé de la vitrine.

 

Le mystère élucidé

Il aura fallu près d’un an, et l’intervention d’experts, pour élucider le mystère. Ils ont installé des capteurs, sous la vitrine, pour obtenir des données scientifiques qui permettraient d’expliquer ces retournements intempestifs.

Non, la statue ne tourne pas toute seule. En fait, ce sont les vibrations des autobus qui circulent dans ce secteur fréquenté de Manchester et les pas des visiteurs du musée, qui font tournée la statue sur elle-même. Le phénomène est appelé « friction différentielle ».

Sculptée dans une pierre de savon très lisse, la statuette possède une base très légèrement convexe. Chaque vibration plus intense entraîne donc un déplacement, imperceptible à l’œil nu, mais qui finit par se traduire par un retournement complet. Si les égyptologues avaient attendu, la statue aurait fini par faire une rotation de 360 degrés et s’exposer, à nouveau, aux visiteurs.

N’empêche que ce « mystère » a eu des effets positifs. La fréquentation de l’établissement a littéralement explosé pendant que les experts tentaient d’élucider le phénomène.

Comme quoi, le notable égyptien avait encore la bosse des affaires, quelque quatre millénaires après sa mort.

 

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