Un chercheur américain spécialiste des données de localisation, Ben Harris, croit que ces « trous » noirs sont plus près de nous qu’on le pense. En fait, après avoir analysé 9 mois de données envoyées par des satellites américains et russes, il a eu une drôle d’idée : peser la Terre avec son champ gravitationnel.

Ça prend une grosse balance… ou une bonne calculatrice.

Au terme de calculs fort compliqués, le résultat obtenu l’a intrigué. Et, après avoir potassé dans de nombreux bouquins d’astronomie et d’aéronautique, il a dû se rendre à l’évidence : la masse de la Terre serait plus importante que les données actuelles le laissent croire. Surprise!

L’écart est infime. Entre 0,005 et 0,008 %. Donc, pas de quoi faire un régime. Mais, à l’échelle de notre planète, on parle de plus de 300 millions de milliards de tonnes. Avouez, une telle différence fait le poids.

Trois possibilités : Ben Harris s’est trompé dans ses calculs, ses prédécesseurs ont oublié une donnée ou… il a mis le doigt sur un phénomène particulier.

En tout bon scientifique, l’expert a élaboré une théorie : un anneau de matière noire entoure la Terre. Selon ce dernier, il aurait un diamètre de 70 000 km et une épaisseur d’environ 200 km.

Et voilà que la Terre fait compétition à Saturne, mais dans l’ombre.

Évidemment, plusieurs demeurent septiques. Mais un physicien avait déjà exposé cette théorie en 2009. Pourquoi ? Trois sondes spatiales auraient, à ce jour, profité de ce trou noir pour obtenir des vitesses supérieures à celles calculées par les astronomes. On ne parle pas ici de kilomètres, mais bien de millimètres à la seconde : quatre pour Galiléo, 13 pour NEAR. Les deux sondes voyagent donc plus vite que prévu. Elles atteindront donc leur cible plus tôt, ou manqueront leur rendez-vous historique.

L’hypothèse est donc plausible. Reste à voir si elle sera confirmée.

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