Le 7e continent - Il est composé essentiellement de milliards de particules de plastique, le « septième continent » a été découvert en 1997. Sa superficie est estimée à 3,4 millions de kilomètres carrés, soit six fois la superficie de la France. Il est situé à la rencontre de courants océaniques, dans un secteur peu fréquenté par les touristes, les pêcheurs et les navires marchands.

Il se déplace lentement, au fil des courants, mais aucun humain n’y a mis le pied. Seuls les environnementalistes et les biologistes s’y intéressent. Pourtant, quelque part dans le Pacifique Nord, un « continent » est en train de prendre forme, entre Hawaï et la Californie.

Composé essentiellement de milliards de particules de plastique, le « septième continent » a été découvert en 1997. Sa superficie est estimée à 3,4 millions de kilomètres carrés, soit six fois la superficie de la France. Il est situé à la rencontre de courants océaniques, dans un secteur peu fréquenté par les touristes, les pêcheurs et les navires marchands.

La superficie de ce « continent » aurait triplé depuis le milieu des années 90. Son épaisseur atteindrait 30 mètres (soit près de 100 pieds) par endroits. Le poids de ces déchets, dont certains de très petite taille, est évalué à plus de 3,5 millions de tonnes. Au surplus, chaque débris mettra entre 500 et 1000 ans avant de se désintégrer complètement. Il n’est donc pas près de disparaître.

Au cours d’une mission scientifique réalisée en mai, les chercheurs ont identifié, à l’aide d’une balise Argos (1), la localisation précise de cet amas de polluants. Ils espèrent ainsi que les satellites Parasol (France) et Jason (France/États-Unis) pourront non seulement déterminer sa superficie exacte, mais également l’épaisseur des déchets d’origine industrielle qui flottent dans l’océan.

« Les premiers résultats montrent des échos que nous ne pouvons interpréter et qui pourraient être la signature de ces déchets », a indiqué prudemment la scientifique Danielle de Staerke dans un article publié sur le site Sciences et avenir. Les spécialistes se penchent donc sur les signaux reçus afin d’identifier leur nature.

Si la « signature » est confirmée, les satellites pourront également déterminer si la surface du continent demeure stable ou si elle croît d’année en année. Certains estiment toutefois qu’elle pourrait doubler d’ici à 20 ans, et devenir presque aussi vaste que l’Océanie.

Au cours de leur périple, les biologistes marins ont observé une concentration importante de minuscules débris de plastique certes, mais aussi des objets plus volumineux, dont des souliers et des bouées recouverts de coquillages.

Pensez-y avant de jeter une bouteille de plastique dans un cours d’eau. Qui sait où elle se retrouvera?

(1) : Le système Argos est un système mondial de localisation et de collecte de données par satellite. Sa précision est d’environ 150 mètres.


 

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