Poker

Relégué aux saloons des cow-boys du Far West du 19e siècle, le poker a longtemps joui d’une réputation sulfureuse. Mais il a acquis ses titres de noblesse au début des années 2000. De la clandestinité des arrière-salles, les parties se sont progressivement invitées dans les soirées chics privées, avant de faire leur entrée sur le devant de la scène, sous les projecteurs de grands tournois internationaux retransmis à la télévision et suivis par des milliers d’auditeurs. Le poker en ligne a aussi largement contribué à sa démocratisation en le rendant plus accessible au grand public.


La passion du jeu ... et de l’argent

Des salles de jeu de la Province aux luxueux palaces de Vegas, la popularité grandissante du poker rassemble des joueurs québécois de tous horizons et de tous calibres. La Ligue de Poker du Québec dénombre plus de 40 000 membres : ils sont techniciens, gestionnaires, banquiers, hommes d’affaires ou célébrités artistiques, jouent pour le plaisir ou pour l’argent, mais avec la même ferveur. Ils viennent pour tâtonner quelques mains chanceuses ou tenter un bluff sur des "as" du tapis vert, au cours de parties entre amis ou lors des compétitions.


Au Québec, plusieurs tournois d’envergure sont organisés et commandités par des établissements de jeu ou par des personnalités publiques. Le Tournoi des célébrités, organisé par le site web Espacejeux, offre l’occasion aux joueurs amateurs de rivaliser avec quelques artistes québécois passionnés de poker, tout en supportant des organismes de bienfaisance.

La dimension caritative et chaleureuse de ce tournoi, où la mise d’entrée n’est que de 550 $, tranche radicalement avec Le Grand tournoi de Loto-Québec, le plus grand tournoi de poker au Canada, où les droits d’entrée exigés s’élèvent à 25 000 $. La cagnotte de ce tournoi particulier est de 1 million de dollars et sert à défrayer les droits d’entrée pour le Big One for One Drop à Las Vegas. Initié par Guy Laliberté, ce tournoi très fermé pour millionnaires fait partie des événements les plus extravagants de la sphère du poker. Les sommes à la clé sont astronomiques : jusqu’à plus de 18 millions de dollars!

Les shows entourant ces compétitions élitistes annoncent d’emblée la couleur… de l’argent. Les grosses liasses de billets exposées attisent la convoitise et exacerbent l’appât du gain des joueurs. Les tensions sont palpables et le mental est mis à rude épreuve. C’est que l’enjeu est de taille : il n’y aura qu’un seul "survivant"!


Ne devient pas champion qui veut

Même s’il est souvent associé à un jeu de hasard où la chance prédomine sur l’adresse et les combinaisons intelligentes, le poker demande tout de même certaines compétences techniques et habiletés intellectuelles et psychologiques.

Jonathan Duhamel en sait quelque chose : « Oui, ça prend un pourcentage de chance pour gagner un tournoi comme ça, mais t’arrives pas gagnant du jour au lendemain. Il faut se préparer, développer une certaine théorie, une pratique du jeu…». À seulement 22 ans, il devient ainsi le premier Québécois à remporter en 2010 le plus gros championnat de poker au monde, le prestigieux World Series of Poker, et à empocher la coquette somme de près de 9 millions de dollars.

 

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