Peu de gens réussissent à déjouer le polygraphe (détecteur de mensonges). L’appareil, qui s’appuie sur des signes psychophysiologiques, distingue les moindres émotions et il faut avoir la couenne dure pour fausser les données. José Salvador Alvarenga a réussi le test haut la main, malgré son invraisemblable aventure…

Mais qui est José Salvador Alvarenga? Le Salvadorien d’origine a disparu en décembre 2012 alors qu’il pêchait au large de l’État du Chiapas, dans le sud du Mexique. Victimes d’une panne de moteur, le malheureux pêcheur et son compagnon, Ezequiel Cordoba, se sont retrouvés en fâcheuse position, sans moyens de communication, alors que leur barque de pêche dérivait au gré des eaux du Pacifique, loin des zones de navigation commerciale.

Tel un bouchon de liège, la barque a dérivé au gré des courants. Les deux occupants n’ont eu d’autres choix que d’épuiser leurs maigres provisions, puis de se tourner vers la nature pour survivre.

Durant leur odyssée, ils se sont nourris d’oiseaux et de poissons, buvant de l’eau de pluie, du sang de tortue et leur propre urine. Mais ce régime a eu raison du compagnon d’Alvarenga. Il s’est éteint après quatre mois de ce régime draconien. Le pêcheur s’est donc retrouvé seul, pratiquement sans ressources, dans l’immensité du Pacifique, se réfugiant dans la glacière de son embarcation pour se mettre à l’abri des rayons du soleil et des intempéries.

Alvarenga a survécu à son périple. Le 30 janvier 2014, alors que sa barque dérivait près des Îles Marshall (à 12 500 km de son point de départ), il a abandonné le frêle esquif pour nager jusqu’à une des îles de l’archipel, où deux habitants l’ont retrouvé presque nu, un couteau à la main.

Fabulation ou histoire de survie unique? José Salvador Alvarenga s’est soumis au polygraphe. Le préposé lui a soumis, devant témoins, 82 questions dont plusieurs se rapportaient à ses déclarations. Et il a réussi le test! Le pêcheur disait vrai. Il a passé 13 mois dans le Pacifique, sans d’autres outils qu’une ferme volonté de survivre.

Au surplus, une équipe de l’Université d’Hawaï a étudié les courants marins qui « lient » effectivement la côte ouest du Mexique aux Îles Marshall, ajoutant de la crédibilité à son récit.

José est retourné dans sa famille, au Salvador. Au terme de son aventure, il a développé une phobie de la mer — on le ferait à moins — et il ne travaille plus. Mais, selon son avocat, il a reçu plusieurs offres pour céder les droits de son aventure.

Bientôt dans un cinéma près de chez vous ?

 

José Salvador Alvarenga perdu en mer

La barque dans laquelle le pêcheur a passé 13 mois à la dérive

 

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