C’est chaud!

La fin de semaine, certains préfèrent flâner au lit ou lire un bon livre. D’autres font des centaines de kilomètres pour se rouler dans la boue, franchir un mur de flammes et ramper dans d’étroits tunnels.

Nous sommes à Mont-Tremblant. Le ciel est menaçant. Çà et là, des hommes, des femmes de tous âges font des étirements, lacent solidement leurs chaussures, échangent sourires et poignées de main. Certains sont visiblement des athlètes, d’autres sont des amateurs avides de sensations fortes et de dépassement de soi.

9 h. Ils sont quelques dizaines à s’élancer, au son d’un opéra classique. Ils découvriront, ensemble, le parcours garni d’épreuves. Pendant ce temps, à l’accueil, des centaines de participants attendent pour s’inscrire. En fin de journée, ils seront 4500 à avoir pris le départ, une vague toutes les 30 minutes!

Spartan Race - nouvelles

L’épreuve est de taille. Chaque concurrent doit non seulement courir sur 12 kilomètres, mais aussi franchir des tuyaux entourés de boue. Et ce n’est que le premier obstacle!

Les participants devront également ramper sous des fils barbelés tendus dans un milieu humide, se glisser dans un tunnel dans lequel fondent des glaçons, franchir quelques murs, soulever ou transporter des poids, traverser des zones en utilisant uniquement leurs bras, sauter par-dessus des bûches enflammées et grimper sur un mur rendu glissant grâce aux bons offices des bénévoles. Certains abandonneront en cours de route. D’autres franchiront la ligne d’arrivée épuisés, ou blessés.

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Mais pourquoi? « Je n’ai rien compris », lancera Geneviève Gauthier, quelques instants seulement après avoir complété l’épreuve. « En fait, c’est un accomplissement personnel… la quête d’adrénaline, » ajoutera celle qui en était à sa troisième course du genre.

Éric Fournier en était à sa toute première expérience. « Je l’ai fait pour l’aventure, pour le défi, pour me prouver que j’étais capable de le faire. »

Visiblement, Geneviève et Éric ne sont pas les seuls à vivre ce sentiment d’accomplissement personnel. Ils seront des milliers à terminer l’épreuve, couverts de boue, fourbus, mais en affichant un sourire qui en dit long. Tout cela pour un T-shirt, une médaille et un temps au cadran…

Midi. Pendant qu’un animateur annonce les gagnants des premières vagues, de futurs participants font la queue devant les préposés aux inscriptions. Sous une tente, des bénévoles prodiguent les premiers soins aux rares blessés. Foulures, blessures musculaires ou étirements affectent quelques participants. Pourtant, malgré la douleur, ils affichent un large sourire.

Née voilà cinq ans et disputée sur deux continents (Amérique et Europe), la Spartan Race compte trois épreuves différentes qui s’adressent aux 14 ans et plus : une de 5 kilomètres truffée d’une quinzaine d’obstacles, la « Super » qui s’étire sur 12 kilomètres et compte une trentaine d’épreuves et l’objectif ultime de tout passionné : « La bête » (The Beast) qui propose une quarantaine de défis à surmonter, sur 20 km.

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Les plus jeunes ont également leur propre course, adaptée à leurs petites jambes.

La Spartan Race a été couronnée « Best Obstacle Race Outside » en 2012. Nul besoin d’être athlète pour y participer… Il suffit de faire preuve de courage et de persévérance, sans craindre de se salir! Les sédentaires sont priés de s’abstenir!
 

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