L’analyse des données recueillies par le Système de surveillance international mis en place pour détecter les essais nucléaires a permis aux experts de tirer cette conclusion étonnante. « Pour la première fois depuis la création du réseau, les capteurs ont clairement identifié des vagues qui ont fait deux fois le tour de la terre », a confirmé Alexis Le Pichon, un scientifique à l’emploi de la Commission de l’énergie atomique.

Les ondes de basse fréquence (0,025 Hz) sont inaudibles pour l’oreille humaine (1). Réfléchies par le sol et les hautes couches de l’atmosphère terrestre, elles ont été enregistrées par 20 des 42 « oreilles » réparties sur le globe.

Le « caillou » venant de l’espace, d’un diamètre de 17 mètres et d’un poids estimé à 10 000 tonnes, s’est désintégré en entrant dans l’atmosphère. L’énergie produite par l’explosion a été évaluée à 440 tonnes de TNT, soit plus de 30 fois la puissance de la bombe d’Hiroshima. Dans la ville de Tcheliabinsk, des vitres ont volé en éclats, blessant plus de 1500 personnes.

L’explosion provoquée par la rentrée dans l’atmosphère a pulvérisé l’astéroïde. Seuls de minuscules fragments ont été retrouvés, dont certains sont exposés au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris.

Il s’agit de la deuxième lecture du genre effectuée par les capteurs de surveillance. La première a été enregistrée le 8 octobre 2009, lorsqu’un météorite a explosé dans le ciel indonésien.

Ironiquement, la Russie semble être un endroit de prédilection pour les météorites venus de l’espace. Le 30 juin 1908, un corps céleste a détruit 80 millions d’arbres dans la région de Tunguska, en Sibérie.

(1) : l’oreille humaine capte des sons dont la fréquence varie de 20 à 20 000 Hz.

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