La petite histoire de ce chien est particulière. Voilà cinq ans, son maître circulait à moto sur la rue Papa Paulo, dans la ville de Cochabamba en Bolivie. Son chien le suivait de près, attentif à ses moindres mouvements, le plaisir dans les yeux. Les deux semblaient vivre une belle complicité.

Soudain : bang! Un taxi heurte la moto. C’est la catastrophe. Le motocycliste n’a aucune chance. Ses blessures sont mortelles. Il ferme les yeux sur la vie, à jamais.

L’animal de compagnie est désemparé. Que faire ? Son maître est amené en ambulance. Mais c’est trop tard. Son décès ne fait aucun doute.

Fidèle

Le lendemain, un boucher du secteur, Roman Bilbao, note la présence de l’animal aperçu la veille. Il arpente la rue, s’arrête sur les lieux de l’accident. Il attend le retour de son maître. Mais ce dernier ne viendra pas…

Depuis cinq ans, la scène se répète au quotidien. Entre 6 h 30 et 7 h, le chien se pointe dans la rue Papa Paulo, se promène d’une extrémité à l’autre, s’arrête sur les lieux de l’accident et aboie. Puis, il déambule dans les allées, puis disparaît… pour mieux revenir le lendemain.

Cette histoire de fidélité n’est pas sans rappeler l’histoire de Hachiko, un chien qui, chaque jour, allait chercher son maître bien-aimé à la gare de Shibuya, au Japon. Mais un jour, l’enseignant est décédé au travail.

Évidemment, Hachiko est venu l’attendre à la gare. Le train est arrivé, mais il n’a pu retrouver son maître sur le quai. Il a cessé de manger durant trois jours, comme s’il vivait un deuil. Puis, le quatrième, il a pris une bouchée et s’est précipité à la gare. En vain.

Durant 10 ans, jour après jour, Hachiko s’est rendu à la gare pour quérir son maître. Chaque fois, il est retourné à la maison, bredouille. Un jour, le chien ne s’est pas présenté. Des passagers ont retrouvé son corps près de la gare. C’était le 3 mars 1935.

Hachiko a maintenant son propre monument : une ode à la fidélité, devant la gare… et un film qui relate son parcours.

statue Hachiko chien japonais

Le monument japonais érigé en l’honneur d’Hachiko.

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