La bibliothèque de Deep River dans le Connecticut compte sur des abonnés bien particuliers : des fantômes.  Ils manifestent régulièrement leur présence, si bien que des habitants de la localité sont nombreux à fréquenter l’endroit.

Les manifestations ont débuté dans les années 50. Une voix, venue d’outre-tombe, interrogeait régulièrement les abonnés de la bibliothèque. Même si les questions étaient souvent inaudibles, elles avaient le mérite d’interloquer les visiteurs.

Les gentils fantômes ont poursuivi leur manège durant plusieurs années, sans faire peur aux témoins de ces manifestations. Puis, en 2004, un détective, convaincu d’une supercherie, est allé mettre son nez entre les rayons.

Le limier a dû se rendre à l’évidence : l’établissement, construit en 1881 et vendu en 1932 à la Saybook Library Association semblait fréquenté par au moins un fantôme.

Mais c’est en 2010 que les exploitants ont reçu des confirmations, preuves à l’appui. Une trentaine d’enquêtes effectuées sur les lieux ont permis de récolter non seulement des enregistrements vocaux, mais aussi des photos et des vidéos de deux esprits féminins distincts.

En septembre 2010, les enquêteurs et quelques visiteurs ont même entendu des voix très précises. Des personnes ont aussi observé la silhouette d’une femme qui, en haut d’un escalier, fixait une fenêtre, comme si elle attendait quelqu’un… Elle est revenue un soir, vers minuit, en présence d’une équipe d’enquêteurs.

Une forte odeur de cigare a même envahi l’endroit… où il est pourtant interdit de fumer.

Le spectre continue de se manifester depuis.

Le fantôme « principal » serait, selon toute vraisemblance, celui de Julia Spencer, la seconde épouse du premier propriétaire de la maison : Richard Pratt Spencer.

Les bibliothécaires n’ont trouvé aucune carte d’abonné au nom de la dame. Elle n’aurait donc pas emprunté de livres, du moins à leur connaissance. Mais leur charge de travail a nettement augmenté : des résidents fréquentent assidument l’établissement dans l’espoir d’observer le phénomène.

Des bibliothèques canadiennes seraient également hantées à Calling Lake (Alberta), à Timmins et à Toronto (Ontario), de même qu’à Vancouver (Colombie-Britannique). À Montréal, un homme habillé de vêtements d’époque fréquenterait le sixième étage de la librairie McLennan Library (Université McGill). Il se manifeste sporadiquement en regardant les abonnés dans les yeux avant de disparaître si quelqu’un lui adresse la parole.  L’avez-vous vu?
 

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