En stationnant sa Jaguar à proximité du 20 Fenchurch Street, le Londonien Martin Lindsay ne pensait pas que son luxueux véhicule serait endommagé… par les rayons du soleil.

« Je suis allé faire quelques courses et, à mon retour, mon véhicule sentait le plastique brulé, a raconté le malheureux propriétaire. J’ai fait le tour et j’ai constaté qu’un rétroviseur et des panneaux de carrosserie en plastique avaient partiellement fondu. »

M. Lindsay ne serait pas le seul à avoir connu une telle mésaventure. Eddie Cannon a affirmé que les objets en plastique qui se trouvaient sur le tableau de bord de sa Vauxhall Vivaro avaient fondu pendant qu’il était stationné dans le même secteur.

Mais les autorités ont tôt fait de découvrir le responsable de ces actes de vandalisme.

Le coupable serait un édifice en construction de 37 étages, baptisé le « Walkie-Talkie » en raison de sa forme concave et de sa façade vitrée : une idée de l’architecte Rafael Viñoly.

Si la conception de la tour à bureaux est originale, sa forme a pour effet de concentrer les rayons du soleil à son zénith, et de les réfléchir sur trois places de stationnement situées à proximité.

Résultat : la concentration des rayons de l’astre du jour est telle que la chaleur qui se dégage fait fondre le plastique dont les véhicules récents sont abondamment garnis. Un journaliste a même réussi à faire cuire un œuf sur le rebord d’une vitrine particulièrement illuminé en raison de l’effet miroir.

En face de l’édifice, sur l’heure du midi, la température atteint quelque 50 °C. La chaleur fait même décoller la peinture, endommage les structures et affecte les passants.

L’immeuble aurait même « allumé » un incendie mineur dans un commerce avoisinant et mis le feu à un siège de vélo.

Le phénomène est important l’été, mais il s’atténue avec le retour de l’automne.

Le flegme britannique en a donc pris pour son rhume. Et les autorités, inquiètes, ont choisi de fermer trois places de stationnement particulièrement problématiques.

Les habitants du secteur, eux, rêvent à des jours pluvieux, une tendance toute londonienne, près de neuf mois sur 12.

 

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