Impossible, direz-vous. Pour l’instant oui. Mais des chercheurs thaïlandais travaillent à la conception du vélo de l’avenir.

L’idée est intéressante. Évidemment, le vélo facilite les déplacements aux heures de pointe, sans émettre de gaz polluants. Jusqu’ici, on parle d’un simple vélo, tel que nous le connaissons.

Mais sur la planche à dessin, le vélo imaginé par les ingénieurs offre d’autres caractéristiques. Son cadre en métal, plus volumineux qu’un cadre traditionnel, comprendrait un réservoir d’eau et une batterie au lithium-ion. Pourquoi? L’électricité produite par la batterie génèrerait de l’oxygène lorsqu’elle entrerait en contact avec l’eau du réservoir, via un système compliqué de photosynthèse.

Donc, le cycliste produirait de l’oxygène, en petite quantité. Imaginez des milliers de cyclistes qui contribuent à dépolluer les artères du centre-ville. Intéressant.

Mais l’imagination des ingénieurs va plus loin. Ils désirent concevoir un filtre qui purifierait l’air respiré par le cycliste. Il bénéficierait ainsi d’un air plus pur et le système filtrerait également l’air ambiant.

Le vélo idéal direz-vous. Peut-être. Mais il risque d’être un peu plus lourd que les bécanes traditionnelles. Et, pour l’instant, il n’existe que sur la planche à dessin.

Pollution

Réaliser un tel vélo pourrait révolutionner les déplacements dans des villes où le smog est tellement dense que les gratte-ciels disparaissent de la vue des passants, à moins d’avoir le nez dessus. D’ailleurs, les alertes au smog sont de plus en plus fréquentes, notamment en Chine où il est fréquent de voir des habitants de grandes villes circuler avec des masques.

Mais pourquoi se préoccuper de la pollution en Asie? Parce que nous sommes en partie responsables de la pollution asiatique. Surpris? Une étude américaine attribue au développement industriel chinois la diminution de la qualité de l’air dans l’ouest des États-Unis. Selon les chercheurs, le smog chinois contribue, dans une proportion de 12 à 24 %, à la pollution dans les États qui longent le Pacifique.

La production de cellulaires, de téléviseurs et d’autres produits de consommation, qui s’est accrue de 390 % entre 2000 et 2007, émet des polluants qui, entraînés par les courants en altitude, se retrouvent sur un autre continent.

Souhaitons que le vélo dépolluant voie le jour pour que chacun contribue à améliorer la qualité de l’air.
 

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