Le musée sur les attentats du 11 septembre 2001 vient à peine d’ouvrir ses portes, mais il suscite la controverse. Une lettre rouge adressée à un homme d’affaires suscite la curiosité des visiteurs.

Cette lettre a été trouvée dans la rue, quelques minutes seulement après les impacts des avions sur les tours jumelles. Et c’est sa couleur qui a attiré l’attention d’un homme d’affaires britannique. Alors que ce dernier, paniqué, s’enfuyait du site de l’attentat, il a aperçu le document dont la présence lui semblait irréelle. Il l’a ramassée et l’a mise dans ses affaires, intrigué tant par son état — elle était presque intacte — que par sa couleur.

On sait maintenant que la lettre était dans l’un des deux avions qui se sont encastrés dans les tours jumelles et qui sont à l’origine de leur effondrement.

Une fois à son hôtel, il a placé la lettre dans ses affaires personnelles, encore hanté par la scène à laquelle il venait d’assister. Ce n’est qu’à son retour à Londres qu’il a décidé d’ouvrir l’intrigante enveloppe pour savoir ce qu’elle contenait.

Surprise! Il s’agissait d’un carton d’invitation destiné à un résident de Los Angeles, de l’autre côté de l’Amérique. Que faire ? L’événement auquel le citoyen américain avait déjà eu lieu. L’invitation était donc caduque.

Après moult hésitations, l’homme d’affaires londonien a pris sa plume et écrit ces quelques mots : « Cher Monsieur, j’ai retrouvé ceci dans la rue le 11 septembre 2001 à Manhattan. J’ai pensé que vous apprécierez de la recevoir ». Puis, il a adressé une enveloppe au destinataire de l’invitation.

Le service postal a fait le reste.

Le destinataire de cette fameuse lettre rouge a bel et bien reçu l’invitation, trop tard certes, mais ce geste l’a touché. Lorsqu’il a appris qu’un musée destiné à la mémoire des victimes du 11 septembre 2001 allait être aménagé, il a fait don de l’enveloppe et de son contenu qui, bien malgré eux, avaient traversé l’Atlantique à deux reprises après avoir volé dans le ciel de New York.

Apprécié, mais contesté, le 9/11 Memorial Museum, érigé sur le site même du World Trade Center suscite la controverse, voire l’indignation de plusieurs Américains. On y retrouve quelque 10 000 artéfacts et, surtout, des articles souvenirs (tasses, peluches) que certains qualifient de « mauvais goût ». L’attentat avait fait 2983 victimes.  

 

Vous aimerez aussi

Commentaires