Ils disparaissent rapidement des océans. De plus, ils font peur aux humains depuis plusieurs décennies. Et les scientifiques s’y intéressent. Si bien que certains représentants de l’espèce sont suivis à la trace.

En effet, certains chercheurs n’hésitent pas à plonger dans des eaux infestées de squales pour étiqueter des spécimens qui feront, ensuite, l’objet de recherches. Ils veulent connaître les mœurs de ces super poissons.

Les objectifs sont simples : déterminer leur nombre et, surtout, leurs habitudes de vie. 

Et ils ne lésinent pas sur les moyens. Des scientifiques de l’expédition de recherche Ocearch n’ont pas hésité à côtoyer, durant 15 minutes, un grand requin blanc hissé sur un ponton. Dès qu’ils en capturent un, ils le hissent sur le ponton flottant et effectuent, pas un, mais bien 12 tests sur leur « cobaye ».

Effrayant ? Pas vraiment, ils bandent les yeux du squale et laissent couler de l’eau dans la bouche du grand requin blanc, pourtant craint de tous. Ces mesures calment l’animal.

De cette façon, ils souhaitent obtenir une foule d’information sur les parasites qui affectent ces poissons et sur leur comportement, bien sûr. Ce faisant, ils veulent mieux protéger l’espèce et améliorer la sécurité des baigneurs. Ambitieux ! 

Ils installent également balise satellite qui permet de suivre les déplacements du requins. On peut suivre les requins en direct sur la page Facebook d'Ocearch.

D’autres, liés à une université australienne, n’hésitent pas à plonger dans les eaux chaudes de la Micronésie, un petit archipel du Pacifique. Jusqu’ici, ils ont réalisé 2300 plongées sur 52 sites différents.

Et leurs recherches donnent des résultats. Ils ont observé que les requins apprécient particulièrement les eaux « plus froides » et les courants plus forts. « Avec un bon échantillonnage, il sera possible de mieux contrôler la migration des populations sur de longues périodes et dans de larges régions géographiques », estiment les chercheurs.

Mais certains gestes posés ne font pas l’unanimité. En Australie, le gouvernement a instauré un programme de capture des requins qui s’approchent trop près des côtes. Entre le 25 janvier et le 30 avril 2014, 172 squales ont été capturés. Plusieurs d’entre eux ont été munis d’émetteurs qui se déclenchent dès que le poisson se rapproche de la terre ferme. Mais 50 représentants de l’espèce y ont trouvé la mort, au grand dam des écologistes.

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