
Est-il possible qu'un garçon grassouillet, un peu boutonneux, qui zézaye, qui grandit au-dessus du dépanneur familial à Sorel bien loin du milieu artistique, puisse devenir un animateur vedette de la télévision ? Bien sûr. Il suffit d'être Éric Salvail ! Bon, ça ne veut pas dire que la petite grenouille de Sorel a croisé une fée « télé » qui d'un baiser l'a transformé en Prince charmant... Éric Salvail a travaillé avec acharnement. À commencer par se transformer physiquement pour devenir aussi svelte qu'on le voit aujourd'hui. Il a ensuite développé une assurance qui lui faisait défaut pour finir avec un sens de la répartie absolument imparable. Le parcours d'Éric Salvail nous rappelle que rien n'est impossible si on garde la bonne attitude. Et ça, il l'a appris de ses parents, de sa mère surtout. Il a hérité d'eux d'une bonhommie, d'un humour qui lui gagne vite la sympathie du public comme du milieu artistique. Il a su transformer un petit poste peu important, et sous-payé, d'animateur de foule en personnage indispensable que tout le milieu de la télévision s'arrachait. Il a su rester d'un naturel désarmant, il ne s'est jamais censuré, il est resté fidèle à un humour mordant mais jamais offensant. Bref, Éric Salvail nous donne un bel exemple de ténacité, de débrouillardise...