
Journal de bord des participants
Édith MontPetit
Le grand départ
Edith Montpetit s'est envolée vers le Sénégal le dimanche 4 mai. Ses enfants et son mari l'ont accompagnée jusqu'à son embarquement. Ses pensées leurs étaient d'ailleurs destinées : « J'ai des papillons dans le ventre tellement je suis heureuse, mais c'est la première fois que je quitte ma famille pour une période de trois semaines. C'est sûr qu'ils vont tous me manquer. J'espère qu'ils ne mangeront pas trop de pizzas pendant mon absence! »
Semaine 1
Dans le cadre de mon travail, j'ai visité plusieurs organisations de femmes. J'ai été surprise de constater à quel point celles-ci travaillent fort pour l'amélioration de leur condition et ce, avec parfois très peu de moyens. Me voici en compagnie de femmes qui font la production de légumes bios. Le jardin communautaire était situé en plein coeur d'un quartier populaire. Ces femmes étaient très fières de leur travail. Elles m'ont fait visiter chacune de leurs parcelles en m'expliquant dans les menus détails les techniques de cultures. Elles ont bien raison d'être fières, ce sont des femmes extraordinaires.
Semaine 2
On dit du Sénégal que c'est la Téranga, qui signifie : Terre de l'hospitalité. J'ai eu la chance de constater à quel point c'est vrai. Aïssatou, ma collègue de travail, m'invitait souvent à partager le repas avec sa famille. Avec elle, j'ai appris à préparer le couscous sénégalais. Ce n'est pas une mince affaire! Il faut piler à l'aide du mortier, cuire le couscous trois fois, tamiser, chauffer, re-tamiser et couper tous les légumes... Bref, après trois heures de dur labeur, le plat savoureux était prêt! Hum! C'était délicieux!
Caroline Sangaré
Ces derniers mots avant de partir vers la grande aventure : « J'ai refait mes valises une bonne dizaine de fois depuis cinq jours! Je pense que tout y est. J'espère que je vais réussir à compléter ma mission... Trois semaines, ça sera pas facile. J'ai hâte de voir la famille de mon père, je suis vraiment énervée! »
Semaine 1
Le samedi 5 avril fut une journée très riche en émotions. J'allais, pour la première fois, rencontrer ma famille du côté de mon père. J'avais entendu parler d'eux à maintes reprises, mais je ne les avais jamais vus, pas même en photos! Plus tôt le matin, j'ai fait la connaissance de mon oncle Madani, avec qui j'ai causé longuement sur mille et un sujets. Par la suite, tout juste avant d'aller chez mon oncle Sédou où la majorité de ma famille m'attendait, je suis allée rejoindre ma tante Mariam. Nous sommes allés, tous les trois, en direction de la maison de l'oncle Sédou où, à la sortie de la voiture, tout plein d'enfants m'attendaient.
Fin du séjour
Que d'émotions j'ai vécues durant ces quatre semaines au Mali! Une des belles surprises de ce périple a été ma visite à la coopérative de beurre de karité. Quand je me suis rendue au village de Zantièbougou, il y avait une kyrielle de gens qui nous attendaient! Il y avait des femmes qui dansaient et qui chantaient et des hommes qui jouaient des instruments de musique traditionnels. Il y avait beaucoup de vie; je ne savais pas où donner de la tête! Après avoir reçu quelques explications sur la manière de transformer le karité, j'ai moi-même contribué et j'ai mis la main à la pâte...littéralement! Je n'étais pas très bonne comparativement à ces dames : j'en mettais partout! Les femmes s'amusaient bien à mes dépends! J'ai bien aimé cette activité et je les ai félicitées pour leur excellent travail. Leur coopérative mérite d'être connue davantage. C'est certain que, rendue à Montréal, je vais privilégier les produits contenant du beurre de karité qui proviennent des petites coopératives africaines!
Nicolas Montcalm
Je suis vraiment très heureux de partir à l'aventure. Le seul point qui m'agace, c'est que mes cousins ne seront pas là pendant mon voyage pour aider ma mère à la ferme. Elle va devoir s'occuper toute seule de mes vaches.
Semaine 1
Depuis mon arrivée au Burkina, j'ai de la facilité à échanger et à entrer en contact avec les gens, que ce soit avec les producteurs de riz, ou dans mes loisirs. « La terre des hommes intègres » est un pays où il fait bon vivre et où les gens vous acceptent parmi eux, même s'il arrive souvent de se faire appeler « Toubabou » (Le Blanc). Vous pouvez ici me voir avec mon nouveau pote Yakouba, juste avant qu'on impose notre loi sur la table de Baby foot, en plein cœur de la ville de Bobo-Dioulasso. Mais finalement, les années d'expérience des Burkinabés et leur connaissance parfaite des secrets de la table ont rapidement eu raison de notre duo… Peu importe, de beaux instants partagés avec les gens de la place. En revanche, le défi est lancé pour un match de hockey sur glace...
Semaine 2
Dans le cadre de mon travail, j'étais jumelé à Monsieur Ouédraogo, un producteur de riz de la région de Bama au Burkina Faso. Je l'ai rencontré à plusieurs reprises afin d'échanger sur les méthodes locales de culture de riz. Nous sommes allés à sa rizière plusieurs fois et nous en avons profité pour discuter dans la cour familiale. Au cours d'une de ces rencontres, je lui ai montré des photos de ma famille, de ma ferme et des paysages du Québec. Monsieur Ouédraogo était bien étonné par les différences entre les familles québécoises et africaines. Curieux, ses enfants se sont alors approchés pour voir ces images qui les faisaient bien rire.
Édith MontPetit
Le grand départEdith Montpetit s'est envolée vers le Sénégal le dimanche 4 mai. Ses enfants et son mari l'ont accompagnée jusqu'à son embarquement. Ses pensées leurs étaient d'ailleurs destinées : « J'ai des papillons dans le ventre tellement je suis heureuse, mais c'est la première fois que je quitte ma famille pour une période de trois semaines. C'est sûr qu'ils vont tous me manquer. J'espère qu'ils ne mangeront pas trop de pizzas pendant mon absence! »
Semaine 1
Dans le cadre de mon travail, j'ai visité plusieurs organisations de femmes. J'ai été surprise de constater à quel point celles-ci travaillent fort pour l'amélioration de leur condition et ce, avec parfois très peu de moyens. Me voici en compagnie de femmes qui font la production de légumes bios. Le jardin communautaire était situé en plein coeur d'un quartier populaire. Ces femmes étaient très fières de leur travail. Elles m'ont fait visiter chacune de leurs parcelles en m'expliquant dans les menus détails les techniques de cultures. Elles ont bien raison d'être fières, ce sont des femmes extraordinaires.Semaine 2
On dit du Sénégal que c'est la Téranga, qui signifie : Terre de l'hospitalité. J'ai eu la chance de constater à quel point c'est vrai. Aïssatou, ma collègue de travail, m'invitait souvent à partager le repas avec sa famille. Avec elle, j'ai appris à préparer le couscous sénégalais. Ce n'est pas une mince affaire! Il faut piler à l'aide du mortier, cuire le couscous trois fois, tamiser, chauffer, re-tamiser et couper tous les légumes... Bref, après trois heures de dur labeur, le plat savoureux était prêt! Hum! C'était délicieux! Caroline Sangaré
Ces derniers mots avant de partir vers la grande aventure : « J'ai refait mes valises une bonne dizaine de fois depuis cinq jours! Je pense que tout y est. J'espère que je vais réussir à compléter ma mission... Trois semaines, ça sera pas facile. J'ai hâte de voir la famille de mon père, je suis vraiment énervée! »Semaine 1
Le samedi 5 avril fut une journée très riche en émotions. J'allais, pour la première fois, rencontrer ma famille du côté de mon père. J'avais entendu parler d'eux à maintes reprises, mais je ne les avais jamais vus, pas même en photos! Plus tôt le matin, j'ai fait la connaissance de mon oncle Madani, avec qui j'ai causé longuement sur mille et un sujets. Par la suite, tout juste avant d'aller chez mon oncle Sédou où la majorité de ma famille m'attendait, je suis allée rejoindre ma tante Mariam. Nous sommes allés, tous les trois, en direction de la maison de l'oncle Sédou où, à la sortie de la voiture, tout plein d'enfants m'attendaient.Fin du séjour
Que d'émotions j'ai vécues durant ces quatre semaines au Mali! Une des belles surprises de ce périple a été ma visite à la coopérative de beurre de karité. Quand je me suis rendue au village de Zantièbougou, il y avait une kyrielle de gens qui nous attendaient! Il y avait des femmes qui dansaient et qui chantaient et des hommes qui jouaient des instruments de musique traditionnels. Il y avait beaucoup de vie; je ne savais pas où donner de la tête! Après avoir reçu quelques explications sur la manière de transformer le karité, j'ai moi-même contribué et j'ai mis la main à la pâte...littéralement! Je n'étais pas très bonne comparativement à ces dames : j'en mettais partout! Les femmes s'amusaient bien à mes dépends! J'ai bien aimé cette activité et je les ai félicitées pour leur excellent travail. Leur coopérative mérite d'être connue davantage. C'est certain que, rendue à Montréal, je vais privilégier les produits contenant du beurre de karité qui proviennent des petites coopératives africaines!Nicolas Montcalm
Je suis vraiment très heureux de partir à l'aventure. Le seul point qui m'agace, c'est que mes cousins ne seront pas là pendant mon voyage pour aider ma mère à la ferme. Elle va devoir s'occuper toute seule de mes vaches.Semaine 1
Depuis mon arrivée au Burkina, j'ai de la facilité à échanger et à entrer en contact avec les gens, que ce soit avec les producteurs de riz, ou dans mes loisirs. « La terre des hommes intègres » est un pays où il fait bon vivre et où les gens vous acceptent parmi eux, même s'il arrive souvent de se faire appeler « Toubabou » (Le Blanc). Vous pouvez ici me voir avec mon nouveau pote Yakouba, juste avant qu'on impose notre loi sur la table de Baby foot, en plein cœur de la ville de Bobo-Dioulasso. Mais finalement, les années d'expérience des Burkinabés et leur connaissance parfaite des secrets de la table ont rapidement eu raison de notre duo… Peu importe, de beaux instants partagés avec les gens de la place. En revanche, le défi est lancé pour un match de hockey sur glace...Semaine 2
Dans le cadre de mon travail, j'étais jumelé à Monsieur Ouédraogo, un producteur de riz de la région de Bama au Burkina Faso. Je l'ai rencontré à plusieurs reprises afin d'échanger sur les méthodes locales de culture de riz. Nous sommes allés à sa rizière plusieurs fois et nous en avons profité pour discuter dans la cour familiale. Au cours d'une de ces rencontres, je lui ai montré des photos de ma famille, de ma ferme et des paysages du Québec. Monsieur Ouédraogo était bien étonné par les différences entre les familles québécoises et africaines. Curieux, ses enfants se sont alors approchés pour voir ces images qui les faisaient bien rire.


