La planche de Ouija existe depuis bien longtemps, pourtant son fonctionnement semble encore laisser planer un mystère. Le jeu qui permettrait aux participants de communiquer avec les «esprits», a pourtant quelques explications rationnelles à livrer...

Avant de décrypter son mystère, remontons d’abord à ses origines. L’historien Robert Murch s’est penché sur l’histoire de cette fameuse planche. La planche fait son apparition au 19e siècle, alors que le spiritualisme gagne en popularité en Amérique et que les séances d’invocation deviennent de plus en plus répandues. C’est à ce moment qu’ Elijah Bond, un avocat et inventeur, lance sur le marché ce petit jeu de table.

 

ouija ancien

 

Explication surnaturelle ou phénomène scientifique?

Bonne “affaire” ou  non, comment expliquer les mouvements effectuées par la goutte, cette petite pièce de bois qui dévoile les fameuses réponses de l’au-delà?

Il n'y a malheureusement pas de miracle derrière la façon dont la planche Ouija fonctionne: les mouvements “magiques” dirigrant la petite planchette viennent en fait d’un effet idéomoteur. Un phénomène psychologique à la source de petits mouvements musculaires inconscients.

Le terme a été employé la première fois par William Benjamin Carpenter pour expliquer que les mouvements musculaires peuvent être indépendants des désirs conscients et des émotions. Des essais scientifiques du physicien Michael Faraday, du chimiste Eugène Chevreul et des psychologues William James et Ray Hyman, ont démontré que bien des phénomènes attribués aux forces spirituelles ou paranormales peuvent être liées à l'effet idéomoteur. Selon ceux-ci, « des personnes honnêtes et intelligentes peuvent réaliser inconsciemment des mouvements musculaires qui sont conformes à leurs espérances ».

Le fait que les gens doivent aussi toucher la planche suscite quelques doutes chez certains, avec raison: il suffit de bander les yeux des participants, ou de bloquer la vue des inscriptions de la planche pour que les réponses de l’au-delà s’avèrent plus difficiles à déchiffrer... mais libre à chacun d’y croire ou non!
 

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